lundi 21 septembre 2009

L'amour?

L'amour, qu'est-ce que l'amour, comment le définir, comment le vivre, comment en faire son deuil?
L'amour est-il forcement tragique ou douloureux?
N'aimes-t-ont qu'une fois dans sa vie?

Autant de questions qu'il me semble avoir le droit de poser, si d'après .... l'amour n'existe que, , lorsque le sujet est subordonné à l'objet, alors qui est le sujet, moi ou l'amour, qui est l'objet, l'amour ou l'être aimé?
Que signifie subordonné?
Littéralement être subordonné c'est dépendre de, être sous l'influence de, donc si nous partons de l'hypothèse que le sujet est « moi » que l'objet est « l'amour » je ne peux vivre qu'au travers de cet amour, cet amour est l'objet de ma vie, la seule chose importante dans ma pitoyable existence, dans ce cas il me semble que « JE » relève plus du cas pathologique, soufrant d'égocentrisme aigu, puisqu'il n'est pas fait mention de l'être aimé qui selon moi est le début de la réflexion.
Si le sujet est l'amour et l'objet de cet amour l'être aimé, subordonné à cet amour, il faut donc comprendre que cette personne ne vit pour nous qu'au travers de notre amour, amour qu'il nous est impossible de définir puisqu'il ne nous concerne pas n'ayant pas prise sur lui. Ou cas le plus probable « JE » est le sujet, l'être aimé est l'objet, « JE » ne vit donc qu'au travers du bien-être de l'être aimé, objet de mon amour, mais là nous venons encore de contourner la définition de l'amour. Mais d’abord, est-il souhaitable de donner une définition à l’amour ? Ne vaut-il pas mieux laisser chacun le vivre à sa manière ? Peut-être, mais ...

L'amour est-il forcement douloureux?
Comme le disait ( justement) Honoré de Balzac « en amour, il y en a toujours un qui souffre et l'autre qui s'ennuie », je tiens a le clamer haut et fort, je ne me suis jamais ennuyé! En tous cas dans le seul vrais grand amour qu'il m'a été possible de vivre jusqu'ici, celui qui, encore maintenant hante mes nuits (il est vrais qu'au fil du temps mes jours sont de plus en plus « paisible »), mais cela nous éloignes de la question.
Comment ne pas souffrir? Là est la question en vérité, comment ne pas souffrir lorsqu'on se rends compte que le sentiment n'est qu'unilatéral, que l'idéalisation de votre relation ne vaut que pour vous, que vous seul êtes capable de supporter l'insupportable, de renier votre existence, vos valeurs, afin de rendre l'autre heureux. L'autre qui cela dit en passant n'a rien demandé, n'est pas sur le même « mode » et vous reprochera tôt ou tard de ne pas faire face à la réalité, réalité que de toute façon, vous ne percevez plus vraiment.

nous en arrivons à notre dernier point.
A la fin d'une «belle histoire » qui se termine il est, à mon humble avis, légitime de se poser la question, après 10 mois, j'en suis (presque) toujours au même point. Coupé entre l'envie d'un amour « thérapeutique » et mes sacro-saintes valeurs judéo-chrétiennes (une personne n'est pas un objet, les sentiment c'est sérieux!!)
Il me parait néanmoins plus que possible d'aimer une autre personne ' un jour ...) mais je me sens dans l'impossibilité de faire, de mettre en place les choses nécessaires afin que cela se réalise, et là, moi seul peux agir...

Que les 2,5 personnes faisant partie de mes lecteurs n'hésitent pas a me faire part le leurs judicieuses remarques, je perds peu à peu pieds...

Terminons sur cette maxime très connue de Jean Cocteau :

« Le verbe aimer est difficile à conjuguer : son passé n'est pas simple, son présent n'est qu'indicatif, et son futur est toujours conditionnel ».